La rénovation dans l’ancien
Un seul chiffre pourrait illustrer la différence de rénovation énergétique entre des immeubles anciens et d’autres plus récents. En 2024, on recensait dans le parc privé 95 % de logements rénovés construits après 1945. Et dans la plupart des cas, ils bénéficient d’étiquettes énergétiques D ou E.
Un rapport de l’Institut Paris Région apporte un éclairage complémentaire en indiquant que les petites copropriétés, de moins de 15 logements, sont très peu rénovées. Comment expliquer ces différences ?
Plus c’est grand, plus c’est facile
La première raison d’une rénovation préférentielle des immeubles des 30 Glorieuses résulte en des considérations techniques. Ceux-ci sont, en effet, plus facilement accessibles. Leurs façades ne sont pas classées. Elles se prêtent aisément à une rénovation par l’extérieur. Le chauffage collectif facilite une approche des travaux liés à l’énergie.
Des coûts mieux partagés
La relativement plus grande taille des constructions récentes doit être également pris en compte. Avec plus de logements au sein d’une même copropriété, la mutualisation des coûts est plus efficace et fait baisser sensiblement la note.
Pour la petite copropriété d’un immeuble ancien, les frais peuvent être deux fois plus élevés que pour une copropriété construite il y a seulement quelques décennies. Par ailleurs, les entreprises qui réalisent ces travaux préfèrent les réaliser pour un grand nombre de logements. Leur intervention est tout simplement plus rentable.

