Bien vendre – Une question d’étiquette

De nombreuses enquêtes et rapports, comme celui des notaires de France, le confirment : 2025 a vu une augmentation du nombre des transactions après deux années difficiles. Côté ventes, le marché repart, même si côté locations la situation reste tendue. Les prix sont en légère augmentation, avec comme toujours des situations différentes selon les villes et les régions.

Si la qualité intrinsèque d’un bien, tout comme sa situation, reste prépondérante dans sa vente, un nouveau paramètre prend au fil du temps une importance sans cesse croissante. L’étiquette énergétique est désormais notoirement prise en compte pour estimer le prix d’un bien.

Du simple au double

Selon le Conseil supérieur du notariat, le prix médian des logements augmente selon qu’ils sont plus économes en énergie. On constate même des différences très nettes entre deux biens comparables d’une même ville et d’une même surface. Les appartements d’environ 60 m2 classés A ou B se sont ainsi vendus 1,4 plus cher que ceux classés F ou G. A Marseille, ils sont même souvent deux fois plus chers. Une différence qui s’estompe cependant dans la capitale où les écarts de prix sont alors inférieurs à 10 %.

L’autre impact de l’étiquette énergétique réside dans la volonté des propriétaires de se séparer de logements énergivores qu’il devient interdit de louer*. Toujours selon le Conseil national des notaires, 40 % des ventes de logements anciens répondent aux étiquettes de E à G. Un chiffre qui grimpe à 65 % pour les ventes parisiennes. Les incertitudes autour des aides à la rénovation et la difficulté à dégager une rentabilité locative ne sont sans doute pas non plus étrangères à ce résultat.

Bon à savoir

Avec la révision du DPE depuis le 1er janvier dernier, 855 000 logements chauffés à l’électricité vont changer de statut et cesser d’être considérés comme des passoires thermiques.

*Interdiction à la location des logements étiquetés G depuis le 1er janvier 2025, les F en 2028 et les E en 2034.