Vendre avant 5 ans ? 5 bonnes raisons d’attendre
Revendre un logement peu de temps après son achat n’est pas toujours une bonne opération.
Entre les frais d’acquisition, les éventuelles pénalités de remboursement anticipé, la fiscalité ou encore certaines aides et avantages accordés sous conditions de durée de détention, une revente trop rapide peut coûter cher. Avant de mettre son bien sur le marché, mieux vaut donc vérifier plusieurs points essentiels.
Parce qu’il faut que votre logement se soit valorisé d’au moins 10 % pour rembourser les frais liés à son achat (frais de notaire, frais d’agence, éventuellement frais d’hypothèque ou de courtier) qui représentent plus que ce pourcentage.
Parce que si l’on solde par anticipation un prêt immobilier, on a souvent des pénalités à payer, particulièrement élevées avant 5 ans.
Parce que si vous revendez un logement qui n’est pas votre résidence principale, vous allez devoir vous acquitter du paiement de la plus-value immobilière (19 % d’impôt sur le revenu, 17,2 % de prélèvements sociaux). Celle-ci est dégressive à partir de la cinquième année de pleine de possession du bien.
Parce que si le bien a été acheté en zone ANRU ou QPV*, la TVA était de 5,5 % au lieu de 20 %, à condition de le garder comme résidence principale pendant au moins 10 ans. En cas de vente anticipée, on reverse la différence entre le taux normal et le taux réduit, déduction faite d’un dixième par année de détention à partir de la première année.
Parce qu’en cas de travaux de rénovation énergétique d’ampleur ayant bénéficié de MaPrimeRénov’, une partie de cette prime doit être remboursée si le logement est revendu avant 3 ans si l’on est propriétaire occupant, 6 ans si l’on est propriétaire-bailleur.
*Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine, Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville

