Vélos en copropriété : les bonnes infrastructures pour tous les usages
La pratique du vélo progresse dans nos villes. Vélos classiques, électriques ou cargo, les besoins de stationnement et de recharge au sein des copropriétés sont devenus une réalité quotidienne. Voici ce que le cadre légal impose et ce que nous pouvons mettre en place ensemble.
Un local vélo : une obligation encadrée par la loi
La loi d’Orientation des Mobilités (LOM) du 24 décembre 2019 et son décret d’application n°2020-1280 du 20 octobre 2020 imposent aux copropriétés réalisant des travaux importants de prévoir un local vélo sécurisé, facilement accessible et correctement dimensionné. Un espace fermé à clé, équipé de supports individuels, évite également l’encombrement des parties communes — halls, couloirs, caves — souvent source de tensions entre résidents.
Le vélo électrique : l’enjeu de la recharge
Le vélo électrique soulève une question spécifique : la recharge de la batterie. La loi LOM consacre un « droit à la prise » applicable aux cycles électriques. Tout copropriétaire peut demander l’installation d’une prise dédiée dans le local vélo, à ses frais, sans que la copropriété puisse s’y opposer, sous réserve d’une étude technique préalable. Rappelons que charger une batterie en appartement ou dans des parties communes non dédiées présente des risques d’incendie réels.
Le vélo cargo : des besoins spécifiques
Plus encombrant — jusqu’à 2,50 m de long et 80 cm de large — le vélo cargo nécessite des espaces que les locaux classiques ne prévoient pas toujours. Dès la conception ou la rénovation du local, il est conseillé de réserver un ou deux emplacements dédiés, avec accès adapté : rampes, portes larges et couloirs dégagés.
Agir ensemble
Ces aménagements peuvent être votés en assemblée générale. N’hésitez pas à nous contacter pour évaluer les besoins de votre immeuble et envisager les travaux les mieux adaptés.

