Reste à charge de la rénovation énergétique Différentes façons de le financer

Dans un contexte de dérèglement climatique, la rénovation énergétique semble plus que jamais indispensable pour une copropriété. Problème : elle peut coûter très cher. Si les subventions et les aides sont multiples, elles couvrent au plus 80 % des sommes engagées.

À titre individuel, il est possible de souscrire un prêt ou de solliciter un éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) pour financer le reste à charge. Il existe aussi des solutions collectives pour atteindre cet objectif.

Le prêt-relais

La première solution consiste pour le syndicat de copropriété à engager un prêt-relais pour préfinancer l’aide à la rénovation énergétique. En effet, s’il est possible pour les copropriétaires qui bénéficient de MaPrimeRénov’ de recevoir un acompte, ils percevront l’intégralité de leur aide une fois les travaux réalisés. Ce prêt-relais collectif permet de faciliter l’engagement des travaux sans que les copropriétaires avancent une partie des fonds. Il est souscrit pour une durée maximale de 36 mois, à un taux d’environ 5 %.

L’éco-PTZ Copropriétés

Il peut être souscrit par le syndicat de copropriété pour financer des travaux dans les parties communes ou dans les parties privatives, dans le cas de travaux d’intérêt collectif. Les copropriétaires de logements occupés comme résidence principale peuvent librement choisir d’y adhérer ou refuser de le faire. Le montant de ce prêt sans intérêt dépend de la nature de la rénovation énergétique engagée. Pour une rénovation d’un à trois gestes de travaux, il peut s’élever de 7 000 € à 30 000 € par logement et 50 000 € pour une rénovation globale. Dans le premier cas, le remboursement s’étale sur 15 ans et 20 ans dans le second.

Le prêt collectif à adhésion individuelle

Le syndicat de copropriété a la possibilité de souscrire un prêt bancaire seulement pour les copropriétaires qui le souhaitent, en vue de financer des travaux de rénovation énergétique, mais aussi d’autres types de travaux. Les copropriétaires qui ne bénéficient pas de l’éco-PTZ peuvent y être éligibles. Autre avantage, ce prêt n’est pas destiné aux seuls propriétaires de résidences principales.

Le prêt collectif à adhésion automatique

Issu de la loi « habitat dégradé » du 9 avril 2024, le prêt collectif à adhésion automatique est souscrit par le syndicat des copropriétaires. Chaque copropriétaire est censé avoir accepté d’y participer, sauf s’il exprime son refus par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal de l’assemblée générale. Le remboursement est proportionnel aux tantièmes, sauf si un autre mécanisme est prévu. Les charges liées au prêt sont appelées via les appels de fonds.